mercredi 12 octobre 2011

Besoin d'un GPS pour faire ses courses à carrefour ?!

En débarquant pour la première fois dans le magasin carrefour place d’arc à Orléans, je dois avouer avoir été un peu perdu, sillonnant tous les rayons pour trouver  les produits dont j’avais besoin. Pourquoi tant de difficultés ? Tout simplement parce que le merchandising  d’organisation de Carrefour diffère des règles classiques d’aménagement du point de vente et auxquelles j’étais habitué.

En effet, en règle générale les produits les plus recherchés par les consommateurs (fruits et légumes, ultra-frais et surgelés par exemple), sont placés au fond du magasin dans ou à proximité des zones dites « froides ». Ce procédé, qui oblige le client à traverser tout le magasin pour acheter ces produits, permet de le faire passer devant davantage de rayons et de produits. Le but étant de le pousser à acheter des articles ne figurant pas sur sa liste de course initiale. Or on s’aperçoit dans ce magasin que les fruits et légumes (biens de consommation courante) sont placés en zone chaude c'est-à-dire sur le côté droit du magasin lorsque l’on traverse l’allée pénétrante. On y trouve également les produits de beauté d’hygiène et d’entretien. Traditionnellement on implante à cet endroit les produits non recherchés spontanément pour favoriser l’achat d’impulsion, tels que l’électroménager, l’espace hifi et informatique, le textile etc… .

L’autre sentiment que j’ai eu c’est l’absence de regroupement de  produits du même type. Pour illustrer cela je vais me baser sur une expérience personnelle. Je suis donc allé à Carrefour pour acheter une chambre à air et une pompe à vélo. Alors que j’aperçu au loin des vélos, je me suis dit (comme je pense n’importe qui d’autre) que les accessoires du rayon cycle devaient certainement être avec. Or ce ne fut pas le cas. Je n’ai pas compris l’intérêt de séparer les vélos de leurs accessoires. (Notons au passage que tout ceci se trouvait à l’opposé de la zone chaude…)

L’objectif n’est cependant pas de taper sur les doigts d’une enseigne professionnelle et renommée telle que carrefour et dont les responsables sont certainement beaucoup plus compétents  en la matière que nous. C’est pourquoi j’apporterais quelques nuances pour terminer. Les produits que je cherchais étaient essentiellement des biens d’équipements, d’entretiens, ou électroménagers. Soit tous les biens dont l’emplacement diffère de celui du merchandising d’organisation classique. Les autres rayons (épicerie, salé, sucré, boucherie/charcuterie) sont eux en réalité à l’emplacement où on les retrouverait dans n’importe quel magasin.

D’autre part si les responsables organisent ainsi leur magasin, c’est certainement qu’il y a des raisons toutes aussi vendeuses. J’ai en effet dit au début de cet article avoir « sillonné » tout le magasin pour trouver mes produits, preuve que malgré un merchandising du point de vente différent du schéma traditionnel et de mes habitudes, j’ai été amené à passer devant (et éventuellement acheter) tout un tas d’articles qui ne m’intéressait pas. En revanche si les rayons avaient suivi l’implantation classique telle qu’on nous l’a enseigné dans le cadre de nos études (en marketing du point de vente notamment), je me serais dirigé directement dans les rayons qui m’intéressaient et je n’aurais alors pas effectué d’achats imprévus.

Cela soulève donc une nouvelle problématique de merchandising : un magasin a t-il intérêt à réorganiser régulièrement son point de vente pour briser le circuit habituel (et donc réduit) du consommateur ? 

Simon P.

samedi 8 octobre 2011

La vitrine : mode d’emploi

La vitrine est la première image que la marque donne à ses clients, ou à ses futurs clients, il faut qu’elle donne envie aux passants de rentrer dans le magasin, qu’elle attire l’œil. Le but étant de toujours mettre en valeur les produits proposés par la marque et le magasin, le but est de trouver un parfais équilibre entre élément de « déco » propre à la vitrine et produits.

Voici les différentes étapes pour réaliser au mieux sa vitrine.
1ère étape : Choisir un thème
La première chose à faire pour créer une vitrine est de choisir et de définir un thème qui peut correspondre à une saison, à une collection de vêtements, ou à un concept actuel. C’est trouver l’idée qui fasse la différence, faire mieux et autre chose que les autres enseignes pour attirer l’œil des passants.

 


Le thème inclut la couleur, les objets et accessoires qui seront mis en vitrine, le type de mannequin et la présentation du produit.  En effet, contrairement à ce que l’on pourrait penser, choisir les bons mannequins dans les bonnes positions est indispensable pour que la vitrine soit réaliste.





 La laverie automatique chez Hugo Boss
2ème étape : Quels mannequins, quels objets ou mobilier ?
Comment choisir ses mannequins?

Il faut choisir la « morphologie » des mannequins que l’on veut mettre en vitrine, et faire d’autant plus attention s’ils devront être utilisés pour plusieurs thèmes différents. Par exemple, il faut faire attention au fait qu’un mannequin sportif ne pourra pas être réutilisé dans une vitrine non dédiée au sport.

La deuxième question à se poser est : Quel genre de mannequins me faut-il? Stylisés, réalistes, sans tête, enfants, femmes, hommes, bustes?
v  Les mannequins stylisés : ils ne requièrent pas de maquillage, ni de rénovation de maquillage et sont utilisables beaucoup plus souvent, en plus grand nombre et pour plus de thèmes que les réalistes.
v  Les mannequins réalistes : Ils donnent à la vitrine une crédibilité et une humanité dans la mise en scène de ses produits. Attention, l’habillement d’un tel mannequin est plus compliqué dans la mesure où il y a une perruque à bien installer et un maquillage particulier.
v  Les bustes : les bustes sont généralement utilisés dans les boutiques de prêt-à-porter plus classiques, notamment les bustes en tissu.


 
Il faut ensuite choisir les positions de vos mannequins (plus de choix dans les mannequins réalistes). C’est choisir des mannequins dont les positions s’accordent entre elles.








Quels objets insérer dans ma vitrine?

Ce sont les objets qui, par leur visuel, leur forme, leurs caractéristiques, rentrent totalement dans le thème et habillent la vitrine. Ils peuvent avoir un lien avec le produit vendu et présenté mais aussi n’avoir aucun rapport. C’est un style à choisir. Exemples : une photo, un cadre, un animal, des fleurs...

Attention ces objets ne doivent pas cacher le produit qu’on souhaite exposer. Il ne faut donc pas insérer trop d’objets ni de mobilier.

Une règle : 2/3 maximum de la vitrine doivent être des objets et 1/3 le produit lui même.

Pendant des périodes de soldes cependant, il n’est pas inhabituel de voir une vitrine construite sur les produits à vendre et non sur le design et les objets, l’aménagement et le décor à proprement parler. A chaque projet sa vitrine...
3ème étape : Dessiner votre vitrine
Le point central de la vitrine

Toute vitrine a besoin d’avoir un point central, sur lequel l’œil des passants dans la rue se fixe et reste. Les grandes vitrines ont d’ailleurs besoin de plusieurs de ces points. 
Il doit se situer un petit peu au dessous du niveau des yeux et ainsi guider le regard vers les points essentiels de la vitrine : la présentation des produits.

Les couleurs

Bleu au Printemps
 Noir et Blanc à Londres

Choisir la ou les couleurs pour une vitrine, c’est savoir lesquelles vont ou ne vont pas ensemble et lesquelles représentent telle ou telle chose. Les couleurs représentent des symboles différents selon les cultures et ont donc un impact fort.

Pour une vitrine, la couleur doit correspondre au thème (vitrine rouge et vert à Noel, jaune et orange l’été...).


La lumière


 
 La lumière est un des outils de mise en valeur des produits et des mannequins. Elle peut différer selon le jour et la nuit. Il existe d’ailleurs des systèmes permettant d’ajuster automatiquement l’intensité et la direction de la lumière selon les moments de la journée.






4ème étape : Comment agencer et placer vos mannequins?
Il existe 2 principales techniques d’agencement et d’aménagement d’une vitrine avec des mannequins : Le groupement par répétition et le groupement  en pyramide
 
La répétition

 
Il s’agit de regrouper les mannequins et les objets de telle façon qu’il s’exerce une répétition, un effet de rangement. Cette manière de disposer les mannequins n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Il faut toujours garder en tête les plans de la vitrine ainsi que le point focal ou central sur lequel les yeux des visiteurs vont pencher.

La Pyramide

La règle est simple : regrouper les mannequins et objets ensemble et dans un même lieu (souvent ou centre de la vitrine ou s’il y a plusieurs groupements éparpillés dans la vitrine).

Ce système permet d’attirer l’œil et de mettre la lumière sur les produits qu’on souhaite présenter. Habituellement, un mannequin positionné au centre est surélevé et les autres l’entourent.


Par exemple ici : nous avons un mannequin au centre assis derrière le canapé où il y a le point focal de la vitrine, et 4 autres formant une pyramide.

Regardez une vitrine vous donnera dorénavant mal à la tête !

Tiphaine C.

jeudi 6 octobre 2011

Du Merch' pas cher !

Temps de crise, nous consommateurs, cherchons toujours la bonne affaire, et ça la distrib' la bien compris. Vous l'auriez compris, je vais vous parler ici du merchandising discount. Alors non ce n'est pas un merchandising qu'on donne à faire au petit stagiaire, histoire de gagner quelques sous, mais un merchandising qui ne coûte pas au distributeur, et qui par la même occasion donne l'impression au client de faire des affaires.
Alors comment les enseignes s'y prennent ? Que ce soit du Hard Discounter à la supérette en bas de chez vous, la technique est la même.

1° Du brut, du décoffrage, du velu, ne pas s'embêter à faire du joli. 
Ici le but c'est la rentabilité. Donc les produits, on les laisse dans leur carton de transports, et ces cartons on les laisse sur les palettes.
Y a deux raisons à ça, d'une part pour le distributeur on gagne en praticité, en temps, et donc en personnel. On a ici un début d'explication sur le fait de produire des fabiles prix. D'autre part, il y a un intérêt ici pour le client, psychologiquement le fait de voir ces produits présentés de façon "barbare", lui donne l'impression du bon marché.




2° Mon prix, je le veux en gros, en rouge, puis tient mets-y un fond jaune derrière !
Difficile de ne pas s'en rendre compte, mais dès que le distributeur veut faire passer un prix, pour un prix bon marché ce genre de caractéristiques sont retrouvés. Pourquoi ? Tout simplement quand on est fier de son prix, on l'exhibe, on le montre. Plus le prix est écrit gros, plus le client aura l'impression qu'il est petit, alors s'il est habillé comme un skieur des années 90, c'est parfait !

3° Attention, c'est pas Bagdad non plus !
Les produits ont beau être dans leur carton, avec une mise en scène digne d'un navet du cinéma, s'en est pas moins un monticule de produits. L'assortiment conserve une certaine ligne générale avec des produits regroupés par genre, par nature, etc Il ne faut pas oublier que le but premier du merchandising est de hiérarchiser l'offre. Bien que la présentation laisse sous-entendre qu'on réalise des affaires comme sur le marché, ce n'est pas le zouk. Il n'y a qu'à faire un tour dans un Lidl, pour se rendre compte que le principe des zones chaudes/froides est respectée.

Pour conclusion, le merch' pas cher a beau avoir l'air d'être réalisé à la va-vite, juste une évolution de la disposition d'un entrepôt, il n'en reprend pas moins les principes de bases du merch' : l'application de l'offre (je comprends ce qu'on me propose), l'application du prix (je vois clairement le prix qu'on me propose), et l'expérience-client (j'ai accès facilement aux produits).

Florian Jolivet